Le Blog Argentique

par Damien TROLARD

N&B, C41, ou E6, quel procédé pour développer ses pellicules ?

N&B, C41, ou E6, quel procédé pour développer ses pellicules ?

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En photo argentique, il existe plusieurs procédés de développement. Quand on fait de la photographie argentique, on croise parfois les noms C-41 et E-6 lors d’un détour au laboratoire, mais qu’est-ce que ces noms veulent réellement dire ?

Les pellicules sont divisées en 3 types : on retrouve les pellicules noir et blanc, les couleurs, et les inversibles. Pour simplifier les choses, on peut résumer le tout en disant que chaque type de pellicule doit être développé avec un procédé de développement qui lui correspond.

Le procédé noir et blanc

La Kodak TMAX 400
Une pellicule noir et blanc

Le procédé noir est blanc est, comme son nom l’indique, le procédé adapté pour développer des pellicules noir et blanc. Il produit des images négatives, les couleurs des photographies sont donc inversées. Avec la plupart des pellicules noir et blanc, il est possible de rajouter une étape d’inversion pour transformer les négatifs en positifs, mais ça reste une pratique peu courante.

C’est un procédé très simple. Il peut même être réalisé à la maison avec très peu de matériel comme nous en parlions dans cet autre article :

Attention cependant, quelques exceptions existent tout de même, comme la Ilford XP2 Super qui doit être développée en C-41 malgré son résultat noir et blanc, mais ces exceptions sont très rares, et c’est généralement indiqué sur la pellicule.

Le procédé C-41

La Fujicolor C200
Une pellicule C-41

Il est le procédé le plus commun en argentique puisqu’on l’utilise pour développer la plupart des pellicules couleurs. C’est un procédé qui produit des images négatives. On obtient donc encore une fois des images avec les couleurs inversées. En général, lorsqu’une pellicule utilise ce procédé, on retrouve dessus la mention “Process C-41”.

C’est un procédé un plus complexe que le noir et blanc, mais il reste réalisable à la maison. Voici d’ailleurs le tutoriel pour apprendre à développer ses propres pellicules C-41 :

Le procédé E-6

Kodak Ektachrome E100
Une pellicule E-6

C’est le procédé utilisé pour développer les pellicules inversibles couleur. Il produit des images positives, qu’on appelle parfois des diapositives. Comme pour les C-41, quand on doit utiliser ce procédé, la mention “Process E-6” est précisée sur la pellicule.

C’est un procédé pas toujours proposé dans les laboratoires car il demande beaucoup de temps et de méthode. D’autant que la demande est assez faible étant donné le coût des pellicules inversibles.

Encore une fois c’est un procédé qu’on peut faire à la maison, mais il est nettement plus complexe à mettre en place, et il est très facile de rater un développement.

Les autres procédés

Il est bon de noter qu’il existe énormément de procédés différents. Mais attention aux pièges, beaucoup d’entre eux ont plusieurs noms suivant les marques. Par exemples, le C-41, nommé ainsi par Kodak, peut être trouvé sous le nom CN-16 chez Fuji, CNK-4 chez Konica, ou encore AP-70 chez Agfa. Néanmoins, le nom de C-41 a très largement prit le dessus et est toujours mentionné sur les pellicules, peu importe son fabricant.

Dans le passé il a aussi existé de nombreux autres procédés de développement, dont la plupart ne sont plus produits. Certains ont évolué au fil des années. Par exemple, le C-22 s’est perfectionné pour devenir le C-41. Le E-3, est devenu le E-4, avant de lui même devenir le E-6. Mais pour ces anciennes versions, comme pour d’autres procédés, la plupart ne sont plus fabriqués, et rendent quasiment impossible le développement de certaines vieilles pellicules. On peut par exemple dire adieu au procédé K-14, nécessaire pour développer les Kodachrome, très largement utilisés dans nos vieilles caméras Super 8.

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